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28/02/2012

La nouvelle civilisation est en marche

La déclaration dans un contexte électoral, du Ministre de l’Intérieur français, Claude Guéant, également chargé de l’immigration, au sujet des civilisations, affirmant que «toutes les civilisations ne se valent pas", a fait scandale. Demandons-nous pourquoi ?

Après les guerres de religion, les guerres de civilisation ?

Il ne faisait aucun doute que notre ministre pensait très fort à la supériorité de notre civilisation (française ? européenne ? occidentale ?) sur la civilisation arabo-musulmane qu’il entendait stigmatiser par cette formule, en ajoutant que « celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique".

Il y a manifestement un amalgame, qui n’est sans doute pas fortuit, entre le terme de civilisation et celui de valeurs. Les valeurs de liberté, égalité, fraternité, sont maintenant entrées non seulement dans la Constitution française, mais dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Et si certains Pays ne les appliquent pas (encore), nous sommes sous un régime, la République française, qui, en principe, les respecte et les honore, après en avoir fait don au Monde.

C’est pourquoi, bien que ce ne soit pas le propos de cet article, je ne peux, au passage, que montrer combien la première nature scandaleuse du propos vient du fait même qu’il émane d’un ministre de la République, qui plus est chargé de l’Intérieur (et donc de la cohésion de la Nation) et utilisant le terme de civilisations pour désigner et stigmatiser des groupes de populations issues de l’immigration et pourtant devenues françaises (de nationalité) mais qui relèveraient d’une civilisation inférieure à la nôtre…. ainsi voici notre ministre pris en flagrant délit de non respect des valeurs fondamentales de la République, et notamment l’égalité et la fraternité ; celles-là même qu’il érige comme principes supérieurs !

Ainsi voici un ministre saisi de schizophrénie entre les deux fonctions qu’il occupe aux niveaux de l’intérieur et de l’immigration. La vieille antienne du français de souche (aussi stupide et dangereuse que celle de l’Aryen de souche) ne cesse de refaire surface, laissant en permanence accroire que certains citoyens sont plus légitimes que d’autres, voire sont plus « égaux » que d’autres… en contradiction même avec les valeurs de la République.

Il m’étonne que les commentaires éclairés ne soulignent pas cette contradiction première ! Il faut croire que nous n’aimons les valeurs de la République non pas dans leur mise en pratique mais lorsqu’elles sont brandies en idéologies ! On va discourir sur cette phrase à l’infini, oubliant les valeurs mêmes qu’elle bafoue !

Un professeur de Harvard, l’américain Samuel Huntington a théorisé, à la fin des années 90, un inévitable choc des civilisations. Le 11-Septembre a semblé confirmer qu’il était en route et  qu’il était susceptible de nourrir des troubles au sein même de certains pays.  Nous sommes en fait en pleine guerre des idéologies, ou plutôt dans une idéologie de guerre, et cette fois rien moins qu’une guerre de civilisations. Comme si d’autres intérêts, financiers, de pouvoir et de domination n’étaient pas à la manœuvre ! Guerre des idéologies, et idéologie de conflit, voilà bien la marque de l’ère des Poissons finissante et du 6ème rayon, celui de l’idéalisme, qui régit les Poissons.

Des conflits de fin d'ère des Poissons

Le Poisson est un signe marqué par une grande dualité dont la plus extrême est celle entre le Bien et le Mal. Et cette ère qui a débuté avec le christianisme, a connu toutes sortes de conflits territoriaux et religieux. On aurait pu espérer que la Deuxième guerre mondiale en marque l’apogée, puisqu’il ne s’agissait de rien moins que de la lutte du Bien contre le Mal. Mais à peine celle-ci terminée, voilà que nous avons inventé une autre dualité tout aussi radicale : le conflit entre l’Est et l’Ouest (symbolisée par le mur de Berlin), le capitalisme et le communisme, l’économie de marché et l’économie d’Etat.

Après la chute du Mur de Berlin, en 1989, Germaine Holley expliquait que le capitalisme et le communisme étaient les deux faces d’une même énergie, représentées par les deux coupes opposées du symbole des Poissons, et que maintenant que l’un s’était effondré, l’autre ne tarderait pas à le faire… Et elle voyait cela au plus tard pour 2012 ! Nous y sommes !

Notons enfin qu’en novembre 1989, au moment de la chute du Mur, Pluton était à son périhélie, à 15° du Scorpion, au milieu exact de ce signe de la croix fixe, et point de retournement, turning point.

Ainsi puisque l’économie libérale (belle usurpation de la liberté!) qui cache l’économie de marché, qui voile le capitalisme n’avait plus d’adversaire, il fallait d’urgence en trouver un autre !

L’inconscient collectif est puissant, et celui qui est encore inspiré par le paradigme des Poissons, qui se nourrit de conflit, a trouvé de nouveaux protagonistes : les civilisations. Et bien sûr pas n’importe lesquelles : Israël implanté juste après la fin de la guerre en terre musulmane, allait être l’emblème de la lutte entre l’Occident et ses valeurs judéo-chrétienne et l’Orient et sa culture arabo-musulmane.

Ainsi l’idéalisme nourri par le 6e rayon avait un conflit à se mettre sous la dent… gageons que lorsque nous aurons épuisé celui-ci (espérons-le avant qu’il nous épuise !), nous en trouverons un autre avec l’Extrême-Orient et la Chine… Et nous réveilleront pour cela le dragon chinois !

A moins que le 7e rayon de l’ordre cosmique n’entre en activité de façon décisive pour instaurer un ordre Verseau, celui qui correspond aux droits humains que des êtres avancés ont saisi et qui peu à peu se font respecter sur la Terre !

La nature du nouveau paradigme : quelle vision du monde ?

En ce changement d’ère nous assistons à une sorte de clivage entre les tenants des anciennes valeurs et ceux qui aspirent aux nouvelles. Nous dirons que nous sommes en train de changer de paradigme et que le nouveau est en train d’émerger. Il est intéressant de préciser ce terme de paradigme, qui vient du Grec ancien, qui a été utilisé par Platon, notamment dans le Timée, et qui signifie « modèle » ou « exemple ». Comme le mentionne Marc Luyckx Ghisi dans son ouvrage Surgissement d’un nouveau monde,  le terme qui l’illustre le mieux est allemand « Weltanschauung », et signifie : vision du monde.

Nous avons déjà accouché de cette vision du monde, typiquement « Verseau », où chaque individu et chaque groupe humain, du plus petit au plus grand, de la nation à la civilisation, du pays au continent, et du continent au monde entier, serait libre et égal en dignité et en droit, où chacun pourrait vivre sa singularité dans la diversité des expressions humaines, politiques et culturelles, et où la fraternité et la solidarité seraient présentes. L’essentiel des valeurs de ce nouveau monde et des droits y afférents sont exprimés dans la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, datant du 10 décembre 1948. Plusieurs penseurs les ont exprimé, Edgar Morin à travers son concept de « Terre-Patrie », Stéphane Hessel à travers son Indignez-vous ! construit à partir des valeurs du Conseil National de la Résistance (et donc du mariage du communisme et du gaullisme, dans ce qu’ils ont de meilleur). Mais nous ne les avons pas nourris, développés, fait grandir et respecter pour en donner un « modèle » durable et viable. Le mouvement « New Age » et les générations de 68 en ont tenté l’expression un peu partout dans le monde, mais se sont laissés marginaliser par leur fuite idéaliste dans des paradis artificiels. Maintenant ces paradis sont redescendus sur terre en devenant consuméristes et fiscaux !

Pour que la logique du 7ème rayon s’installe, nous avons besoin de l’incarnation d’un modèle… Car le 7ème rayon est celui de l’Union entre l’esprit et la matière, entre l’essence et l’existence, et donc entre les valeurs et leur incarnation. Pour l’heure, après la faillite du modèle communiste (initié par l’ancienne URSS -pays régi par le 7ème rayon-, et largement repris en Asie) il n’y a que quelques poches d’ancrage qui tentent de vivre et de s’administrer selon ces nouvelles valeurs (Auroville, Findhorn).  Mais les expériences sont encore trop marginales pour faire modèle…  Le philosophe Alain Badiou, mondialement connu, théorise une résurgence du communisme selon un nouveau modèle social juste, sur les traces de la République de Platon, mais il ne l’envisage guère avant la fin du XXIe siècle, voire même au-delà.

L'Europe comme support du nouveau paradigme Verseau ?

Le projet d’Union européenne est une réelle opportunité pour l’implantation du nouveau paradigme Verseau, de nature du 7ème rayon. Nous avons vu (dans l’article : De quoi l'Europe est-elle le nom) que l’Europe est très certainement reliée au rayon 7. Mais, du fait de la conjonction Uranus/Neptune qui a présidé au démarrage de l’Union, elle est aussi reliée au rayon 6 et reste un puissant terrain de lutte entre les influences du rayon 6 (qui sont en train de s’effacer, mais opèrent une farouche résistance) et celles du rayon 7 (qui sont en train de pénétrer la conscience collective). La crise actuelle que traverse l’Europe en est la manifestation : Les solidarités ne sont pas humaines mais financières  (le Mars du Scorpion, relié au rayon 6, prend le pas sur Neptune –deuxième niveau du rayon -et a fortiori sur Uranus). On sauve les banques et on jette des milliers de personnes à la rue. On est solidaire de la dette souveraine des Grecs, mais on ne se soucie aucunement de leur souveraineté (on leur interdit de faire appel au peuple par des élections et leur gouvernement est sous tutelle de la technocratie européenne et du couple franco-allemand, ardents défenseurs de la finance derrière une posture de rigueur), et encore moins de leurs conditions de vie qui se dégradent. Les Grecs se sentent dépossédés de leur liberté et de leur souveraineté et disent vivre un drame équivalent à l’occupation nazie… il s’agit cette fois d’une dictature économique !

Dans le pays des Droits de l’Homme, on expulse les Roms, détruisant leurs maigres biens, alors qu’ils sont des citoyens européens, et sont sans doute les plus démunis d’entre tous. On expulse manu militari des sans-papiers et, au mépris des droits humains les plus élémentaires, on arrête à la sortie des écoles, on garde en détention dans des conditions déplorables des familles en attente d’expulsion. Nulle trace de fraternité et de solidarité, sinon individuelles et les personnes qui accueillent ou aident les sans-papiers sont passibles de poursuite !

Pour l’heure, en Europe, la nouvelle vision du monde se réalise en négatif ! Dans cette crise, on fait le contraire de ce que la nouvelle vision du monde exigerait ! Peut-être que, comme pour la photo, il faut passer par la phase « négatif » pour bien impressionner les consciences avant qu’elles ne se révèlent et s’insurgent ?

La crise du politique

Les soi-disant conflits de civilisations masquent des réalités tragiques sur l’impuissance des démocraties à faire prévaloir l’humanisme sur l’économique. Là encore, la crise européenne met en lumière la crise des démocraties qui sont sous tutelle des oligarchies financières et se montrent incapables de faire respecter chez elles les valeurs qu’elles défendent à grand bruit lorsqu’elles sont bafouées par les autres pays ou civilisations. Jean Jaurès qui en appelait à la fraternité européenne pour tenter d’éviter la Grande Guerre, a été assassiné et avec lui l’espoir ! Saurons-nous, un siècle après, réinventer des modes de gouvernance qui laissent place aux valeurs humaines, à la solidarité et la fraternité ?

L'insurrection des consciences

Alain Badiou, Stéphane Hessel et bien d’autres en appellent à l’insurrection des consciences. C’est un terme intéressant car, étymologiquement, il signifie l’action de s’élever! On se rend compte alors combien il devient urgent d’élucider la question de la conscience et de l’élévation de conscience.

Dans nos sociétés hyper-mentales la conscience est trop souvent synonyme d’intelligence ou de niveau d’éducation… si bien qu’on ne comprend pas, que l’on n’arrive pas à penser ce que l’on nomme justement l’impensable, à savoir la question du Mal, et notamment le Mal absolu que représentent les barbaries génocidaires qui ont sévi si abondamment au 20ème siècle. Un journaliste de Libération relève combien « il est dérangeant  que des criminels nazis aient raffolé du Voyage d’hiver […]. Ils vibraient en écoutant Schubert à l’ombre des chambres à gaz ».  Car « on aimerait que la sensibilité signe la morale »[1]… Oui, nombreux avaient un niveau de culture élevé et le goût exquis… mais a-t-on pensé à leur niveau de conscience morale ? Ils n’hésitaient pas « à faire aux autres ce qu’ils n’auraient pas aimé qu’on leur fasse », et c’est une indication précieuse sur leur niveau moral, que l’on peut appeler tout simplement niveau de conscience. Face à eux, se sont élevés des individus en minorité mais qui étaient prêts « à faire aux autres et pour les autres ce qu’ils auraient aimé que l’on fasse pour eux » ! Ils se sont « élevés » contre la barbarie nazie au péril de leur vie et de celle des leurs… Leur action pour le bien commun a signé un haut niveau de conscience morale, à un échelon tellement supérieur à celle de leurs bourreaux, à l’échelon de ce que sera la conscience du Verseau (pas seulement « ne pas faire aux autres ce que l’on n’aimerait pas qu’ils nous fassent », qui est du niveau de la conscience Bélier ou Poissons, mais « faire aux autres ce que l’on aimerait qu’ils nous fassent ». Ces hommes et ces femmes étaient des résistants, des partisans, des insurgés… ils se sont levés pour que leurs contemporains et leurs descendants puissent rester des êtres de conscience debout ! « Amis, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place » dit le chant des partisans. Néanmoins ces barbares étaient nos proches, ils font partie de la famille humaine, et leur admiration de Schubert signe leur humanité.

Actuellement l’ennemi est le plus souvent invisible, il n’est pas aisément reconnaissable ou projetable, et on ne sait devant qui et au nom de quoi s’ériger. Mais le « prochain » dont parle l’Évangile est visible ! On le croise à chaque instant, devant chez nous, dans la queue au supermarché, dans la file d’autoroute…  Et ce prochain prospère et grandit en conscience morale si nous lui faisons ce que nous aimerions qu’il nous fasse… Plus nous serons nombreux à agir ainsi, et plus le paradigme du Verseau, et avec lui le rayon 7 s’incarnera sur Terre.


[1] « Le voyage d’hiver », chants d’une génération qui va s’anéantir, Philippe Lançon, pages Rebonds, Libération, 24 février 2012.


Égalité des droits et hiérarchie des devoirs

La quadrature du cercle réside dans ce constat : les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit et dignité, mais ne sont pas à égal niveau de conscience morale. Si bien que l’on ne peut pas exiger d’eux les mêmes devoirs.  Certains ont des consciences morales adultes et responsables, et d’autres des consciences enfantines, en création, ad educandum, en train de s’éduquer. L’homme, disait le grand pédagogue suisse Édouard Claparède, est « un animal ad educandum »… toujours en train de s’éduquer et de s’améliorer.  Mais tout comme les enfants ont besoin du soutien des adultes qui les «élèvent » (à tous les sens du terme), les humains les plus jeunes, les plus fragiles, ont besoin du soutien de ceux d’entre eux qui sont le plus avancés en conscience,  en force et en volonté morale. La société du futur devra nécessairement se fonder sur des valeurs éducatives fortes et strictes, pour donner à tous le tutorat indispensable, tout en respectant absolument la liberté de conscience et l’égale dignité en droit de chacun.  Les beaux esprits humanistes vont devoir monter leurs exigences d’un cran, en reconnaissant qu’il y a une hiérarchie des consciences morales et que si les êtres sont bien libres et égaux en dignité et en droit, ils ne sont pas aptes aux mêmes devoirs, aux mêmes tâches… avec le corolaire que les plus avancés acceptent « librement, volontairement et fraternellement » de porter une plus grande charge de devoirs pour soulager, soutenir, secourir leurs semblables. Ainsi une nouvelle devise « liberté, volonté, fraternité » ferait écho à la première, où le terme d’égalité n’est pas encore remplacé par celui de volonté tant que l’être ne s’est pas qualifié  pour la soutenir.

La nouvelle civilisation est en marche : Après les droits les devoirs !

Même s’il faudra du temps pour qu’elle s’installe et touche une partie significative du monde, la nouvelle civilisation est en marche : elle intègrera toutes les autres, elle fera le lien entre le global et le local, l’universel et l’individuel (ou le particulier), le tout et la partie ; rejoignant les antiques prophéties, elle réunifiera le haut et le bas, l’infiniment grand et l’infiniment petit ; elle sera fondée non seulement sur des Droits de l’Homme, et l’ensemble des  valeurs Verseau de liberté, égalité, fraternité et solidarité, mais en anticipant les valeurs de la future ère du Capricorne, elle édictera un certain nombre de  devoirs que reconnaitront et assumeront librement et volontairement les plus avancés en conscience morale, pour soutenir, aider, éduquer ceux qui sont les plus jeunes en conscience et les plus démunis en droit. Chaque ère se fonde sur des valeurs nouvelles, mais en ayant déjà en perspective une vision des exigences de l’ère suivante. Ainsi le Christ a inauguré par sa naissance il y a plus de 2000 ans l’ère des Poissons (avec le symbole récurrent des poissons et l’annonce qu’il n’était pas venu apporter la paix mais l’épée), mais il a aussi donné en perspective les valeurs d’amour et de fraternité du Verseau, à travers la formule : « aimez-vous les uns les autres ».

Les valeurs du Capricorne, éminemment exigeantes et sévères, comme le signe, sont faites de devoirs humains à l’égard non seulement des autres humains, mais aussi de tous les règnes de la Nature et de la Terre dans son ensemble, de même qu’à  l’égard des règnes les plus avancés qui nous sont encore inconnus, mais dont nous devons « intuiter » peu à peu les valeurs pour en respecter et préparer le devenir.

Ces valeurs seront-elles données par la venue d’un nouvel Instructeur ? Certains, notamment dans le courant  du New Age tant décrié mais tellement avant-gardiste, attendent le retour imminent du Christ.  Selon Bernard Coulombez(2), des êtres, tels Bouddha, Jésus-Christ, Mahomet,  viennent au fil de l’histoire pour témoigner de la progression humaine dans son évolution, et pour redonner des impulsions vers la sagesse. « Aujourd’hui un cinquième de l’humanité, quelle que soit la couleur et la nationalité, est dans la démarche de bonne volonté et de justes relations » dit-il.  C’est ce que l’on nomme le cinquième règne, ou règne humain qui reconnaît l’existence de l’âme et souhaite vivre avec bonne volonté selon de justes relations.

Les sociologues pointent depuis les années 90 l’existence de ce qu’ils nomment « les créatifs culturels », et qui formeraient en Amérique du Nord et en Europe 20 à 25% de la population (au moins 1/5 de l’humanité), dont parmi eux 66% de femmes, qui ne vivent plus selon les normes et schémas établis et qui créent de nouvelles manières de vivre et de travailler.  Pour le moment ces êtres qui ne se sont pas reconnus et encore moins connectés ou organisés collectivement -ils ne fonctionnent pas sur un mode 6ème rayon de l’idéalisme et donc ils ne profèrent pas des idées, ils  mettent directement en pratique, suivant en cela l’énergie du 7ème rayon- infusent dans la société de nouvelles valeurs. Elles se  cristallisent et se concrétisent à travers de nouvelles actions spontanées et synchrones, établissant de fait de justes relations et mettant en pratique concrètement de nouveaux devoirs humains.

Une véritable insurrection silencieuse est en marche, et lorsque le vieux monde étouffant s’écroulera, on verra le nouveau rayonner dans toute sa splendeur. N’est-ce pas cela une nouvelle civilisation en marche ? Elle n’est pas supérieure aux autres, mais elle les inclut toutes et répond aux exigences d’inclusivité du processus d’évolution.


(2) Film avec Bernard Coulombez intitulé : La fin d’un monde  vu par un géobiologue.


Fanchon, le 28/02/2012.




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