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30/10/2013

Au creux de la crise des valeurs

Le contexte astrologique : un mois de novembre au creux de la crise

La Nouvelle Lune du 3 novembre 2013 est tout à fait singulière, car elle donne une éclipse hybride de Soleil (une éclipse hybride est une éclipse visible à certains endroits comme totale et à d’autres endroits comme annulaire) dans le signe du Scorpion, à la conjonction de Saturne, et avec un Mercure rétrograde. La Pleine Lune du 17 novembre aura lieu aussi dans le Scorpion en signe et en constellation. Dans le même temps nous assistons au 4ème carré entre Pluton et Uranus sur les 7 qui se déroulent depuis 2012 et jusqu’en 2015, étape cruciale du changement. Il s’agit du fameux retournement de la phase 4 (3 phases descendantes et 3 phases remontantes), où l’on atteint le fond à partir duquel seulement on peut se redresser.

En voici l’explication :

Une nouvelle Lune à la conjonction de Saturne et de Mercure rétrograde et dans le signe du Scorpion (constellation de la Balance) nous amène à un examen de conscience pour revoir nos engagements et nos alliances dans le sens de notre projet de vie (ou dharma). Saturne nous apporte l’opportunité de régler notre karma, avec les mémoires afférentes, et particulièrement le karma lié à la non réalisation antérieure de notre projet de vie. Mercure, rétrograde, cherche un nouvel alignement avec notre être, pour nettoyer les mémoires du passé et surtout pour nous inviter de façon déterminée à suivre la voie de notre âme, et à intégrer tous les éléments centrifuges de notre personnalité pour la mettre au service de notre projet. Tout cela pour nous amener lors de la Pleine Lune de ce signe, deux semaines après, le 17 novembre, à donner la nouvelle orientation nécessaire et terminer de franchir cette étape décisive. Nous serons nombreux à ressentir la lourdeur du passé dans ce début novembre, avant de nous en dégager pour aller, ensemble, vers les nouveaux horizons qui se seront dégagés.

Les deux semaines entre la Nouvelle Lune du 3 novembre et la Pleine Lune du 17 novembre sont particulièrement déterminantes car, au-delà de ce cycle de Lunaison, c’est le véritable tournant de la crise de civilisation engagée en 2012 et dont l’issue a lieu en 2015, à travers les 7 carrés entre Pluton et Uranus (Pluton détruit ce qui n’est plus conforme et Uranus ouvre à de nouvelles valeurs). Nous sommes donc, en ce mois de novembre au creux de la crise, mais aussi de ce fait à son tournant.

Un évènement signifiant : Y a-t-il un conflit entre le droit et les valeurs ?

Nous venons de vivre en France un psychodrame au sujet de l’expulsion d’une famille rom dont la jeune-fille a été arrêtée en cours d’un déplacement scolaire pour être reconduite à la frontière avec ses parents. Après enquête, cette expulsion s’est trouvée légitimée au niveau des droits : la famille n’avait pas obtenu le droit d’asile, avait épuisé tous les recours et l’arrêté d’expulsion était légal. La polémique a touché les conditions de l’arrestation en milieu scolaire, au cœur d’un groupe de jeunes gens qui effectuaient un déplacement éducatif. La jeune-fille aurait été arrêtée en même temps que sa famille chez elle, le matin au lever, nul n'en aurait rien su et il n’y aurait pas eu d’affaire.

Au-delà du drame humain, le débat a mis en exergue un conflit entre le droit et les valeurs. Le droit, en l’état actuel de la législation de la République française, était respecté mais au niveau des valeurs les conditions de l’arrestation de la jeune-fille, extraite du groupe de ses camarades, ont semblé inhumaines et dégradantes, la jeune-fille elle-même a témoigné de son sentiment d’humiliation. On a mis en avant la nécessaire sanctuarisation de l’espace scolaire et on a opposé les valeurs au droit, en mettant les valeurs, d’humanité, de respect de l’espace scolaire, au-dessus du droit.

Il y a toujours de nouveaux idéaux à incarner

Lorsqu’on a ausculté, comme je l’ai fait dans mon ouvrage La Destinée de la France, l’histoire de France et la lente évolution des droits mis en place par les régimes successifs, on comprend que ceux-ci ne s’acquièrent qu’au prix d’une longue lutte, après avoir été longuement espérés et ardemment attendus, après avoir donné des textes, parmi les meilleurs de notre littérature (comme ceux des philosophes des Lumières qui ont inspiré la Révolution) et après avoir bouleversé, parfois renversé sinon les droits antérieurs, du moins d’anciens interdits ou d’anciens privilèges. Nous avons trop tendance à croire que les droits sont acquis à jamais et nous oublions que, comme la nature humaine et la vie, ils ne peuvent rester figés, ils sont toujours à améliorer, en fonction des évolutions de notre conscience individuelle et collective.

Les droits de l’homme : un idéal commun à atteindre

Il en a été ainsi de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789, dont les valeurs affirmées sont graduellement entrées dans les droits. Elle a inspiré la Déclaration Universelle des droits de l’homme de l’ONU, adoptée en 1948, après les sombres périodes de guerres mondiales. L’ONU a fait adopter celle-ci par les pays signataires comme un « idéal commun » à atteindre et non pas encore comme des droits à respecter. Ainsi le Préambule précise :

"L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction."

Il s’agit bien de répondre graduellement à un « idéal commun » par des mesures concrètes au sein de chaque Nation puis entre Nations.

Quelles nouvelles valeurs ?

Nos sociétés ne peuvent progresser que parce qu’elles avancent un idéal, des utopies, et que des groupes conscients de population les amènent au-devant de la scène politique pour les faire intégrer comme nouveaux droits. Il est donc sain pour un collectif humain de prôner des valeurs que les droits ne couvrent pas encore, et il en va d’une véritable dynamique sociale et politique.

Nous réfléchirons à cela lors de notre conférence-débat du 22 novembre dans le cadre des conversations énergies-santé, en prenant bien en compte que nous sommes dans une période particulièrement aigüe de crise où un nouveau paradigme doit se mettre en place, c’est-à-dire un ensemble de nouvelles valeurs répondant à une nouvelle cohérence. On ne peut résoudre une crise avec les anciennes qui l’ont créée. J’exposerai quelques valeurs qui émergent et qui pourraient être mises en avant et nous en débattrons.

D’ici là bon courage pour cette période un peu sombre, mais qui est à l’aube de nouvelles promesses !

Fanchon, le 30/10/2013.




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