2020, l’aube d’un nouveau monde

12 ans de Déconstruction/Reconstruction, jusqu’en 2032

Cette année 2019 prend une drôle d’allure, tout semble stagner, à l’aube de changer de dizaine on espérait apercevoir un nouvel horizon, mais celui-ci se fait attendre ! Que se passe-t-il ? En fait, nous sommes à la fin d’un grand cycle de 38 ans (un cycle de relation entre Saturne et Pluton), débuté en 1982, et le nouveau commence seulement le 12 janvier 2020. Comme à la fin d’un cycle de Lunaison, c’est le moment de faire le bilan de l’ancien pour mieux comprendre et préparer le nouveau.

Une perspective globale à considérer : les 12 années à venir

Saturne est l’arbitre entre l’individu et le collectif, aussi les cycles de Saturne avec les trois transpersonnelles sont particulièrement importants car ils scandent le rythme avec lequel les différents inconscients collectifs (du subconscient avec Pluton, au supraconscient avec Neptune, en passant par le transconscient avec Uranus) pénètrent et travaillent les consciences humaines pour se traduire par de nouvelles formes de structure et d’organisation (Saturne) à la fois individuelles et collectives.
La signification de chacun de ces cycles est à considérer à trois niveaux : au premier niveau exotérique il affecte directement nos formes d’organisation, celles qui sont devenues obsolètes devant s’effondrer, au deuxième niveau, ésotérique, il pénètre profondément les consciences jusqu’à y insuffler de nouvelles formes-pensées, et, au niveau hiérarchique, il est relié à des intentions qui ne sont pas perceptibles par le plus grand nombre, mais qui sont captées par quelques esprits qui vont avoir un rôle de déclencheurs (en positif ou en négatif) ou d’éclaireurs. On pourrait dire que le cycle Saturne-Pluton déstabilise tandis que le cycle Saturne-Neptune donne de nouvelles orientations, et que le cycle Saturne-Uranus recompose.

Nous sommes dans la fin d’un cycle Saturne-Pluton débuté en 1982. Un nouveau cycle Saturne-Pluton commence en effet le 12 janvier 2020 en Capricorne ; c’est un cycle de déstabilisation (destruction/reconstruction) tandis que le cycle Saturne-Neptune nous ouvrira de nouvelles perspectives en 2026 dans le Bélier, et qu’enfin, en 2032, le Cycle Saturne-Uranus posera dans les Gémeaux (au degré de l’étoile Bételgeuse, située sur l’épaule droite d’Orion) un nouveau paradigme pour un monde plus humain et naturellement écologique. Nous entamons donc en janvier 2020 une séquence de 12 ans (analogique à un cycle de Jupiter) de destruction des anciennes formes et structures qui ne sont plus conformes aux exigences de la Vie pour, sinon déjà reconstruire, du moins en penser de nouvelles plus alignées sur le nouveau paradigme. Comme nous savons que nous sommes dans une véritable urgence climatique et écologique, c’est dire si cette séquence est cruciale pour l’humanité.

La perspective historique

Cela s’inscrit dans la vision cyclique de l’histoire que je démontre et développe dans mon ouvrage sur « La Destinée de la France » (éditions Amalthée), dans des conférences et articles (notamment dans celui d’avril 2019 intitulé : L’annonce faite par Notre-Dame ) également dans des cours sur les cycles. Depuis la fin du 19e siècle nous sommes dans une période de changement d’ère entre l’ère des Poissons et celle du Verseau et dans la phase croissante des trois principaux grands cycles : Pluton-Neptune (d’une durée de près de 500 ans), Neptune-Uranus (172 ans) et Pluton-Uranus (entre 113 et 141 ans) qui ont débuté respectivement en 1892, 1993 et 1966. Voir le diagramme dans le document PDF de fin de paragraphe.

Les cycles des transpersonnelles avec Saturne qui s’augurent avec ce nouveau cycle Saturne-Pluton, ouvrent donc la concrétisation (rôle de Saturne) du nouveau paradigme qui tente de s’imposer depuis le démarrage du grand cycle de Pluton-Neptune en 1892. Comme je l’ai déjà montré (voir les courbes dans le dossier PDF de fin de paragraphe), nous sommes, 500 ans après, dans une période analogique à la Renaissance, mais avec une portée bien plus considérable puisque nous sommes à l’aube de l’ère du Verseau. Comme à la Renaissance (qui a duré plus d’un siècle), le nouveau paradigme met du temps à se concevoir et nous arrivons avec les cycles de Saturne à un seuil où il devrait graduellement se percevoir puis d’imposer. Car si Pluton, Neptune, Uranus seules ou dans leurs intercycles déclinent des perceptions inconscientes, lorsque Saturne entre en jeu cela pénètre les formes culturelles puis graduellement toutes les formes d’organisation sociales et individuelles.

Les précédents cycles des transpersonnelles avec Saturne sont intervenus certes après le début des deux grands cycles Pluton-Neptune (1892) et Pluton-Uranus (1966), mais avant le troisième, Neptune-Uranus de 1993. C’est donc ces trois cycles que nous allons connaître entre janvier 2020 et 2032 qui vont marquer la pénétration dans les consciences et les pratiques du nouveau paradigme.

Saturne-Pluton un cycle de destruction/reconstruction

Il dure de 31 à 38 ans selon que Pluton est dans sa partie du cycle où il est le plus lent ou dans celle où il accélère. Ce cycle Saturne-Pluton régénère périodiquement et radicalement les formes politiques sociales et individuelles auxquelles on s’était habitués. Pluton joue pleinement dans ce cycle son rôle de détruire tout ce qui n’est pas conforme (à la Loi) et il agit donc de façon qui peut paraître injuste, cruelle et inappropriée, tant la Loi n’est intégrée qu’au niveau hiérarchique par un être humain, c’est-à-dire lorsque sa conscience est pleinement éveillée. Pluton sème le chaos pour que se recrée un ordre plus juste, conforme à la Loi. Cela se fait en trois étapes, et sous trois formes qui peuvent paraître contradictoires :

1. Au premier niveau exotérique (Pluton premier maître du Scorpion et Saturne premier maître du Capricorne), il intervient brutalement par des conflits, des catastrophes, des accidents, des morts, des pertes. Dans le Capricorne il s’agira d’ébranler l’âme des êtres qui se trouvent trop rivées à la terre et au matériel afin de tenter de les réveiller d’une manière ou d’une autre. Et le désespoir de ceux qui n’ont pas le minimum matériel requis pour vivre décemment va ébranler la bonne conscience des autres.

2. Au deuxième niveau, ésotérique, Pluton (deuxième maître des Poissons) donne à Saturne dans la Capricorne (dont il est encore le deuxième maître) l’information centrale en provenance de l’âme (du monde, de la nation, de la famille, de l’individu), qui permet de fluidifier le conflit en cours et de traverser les eaux, à la suite de celles du Scorpion, pour obtenir une vision dégagée des formes et plus conforme à l’esprit de solidarité inhérent à l’âme et à la Vie.

3. Au troisième niveau, hiérarchique (Pluton et Saturne respectivement maîtres hiérarchiques des Poissons et de la Balance), les êtres les plus avancés captent et transmettent une juste vision de la Mort et donc de la Vie et de l’amour dans la Balance.

Ce cycle porte une promesse de passer un seuil d’évolution important, celui sur lequel achoppe notre humanité, passer d’une considération purement matérialiste et individualiste (celle de la personnalité) à une conception humaniste et fraternelle (celle de l’âme), en intégrant une vision unifiée de la vie et de la mort : dans le Scorpion on apprend et on accepte de mourir pour renaître à une autre forme et dans le Capricorne on s’initie aux lois de la vie pour au final « conquérir la Mort » au sens où on l’intègre dans une vision unifiée de la Vie.

Les générations qui naissent avec ce cycle (en conjonction, opposition ou carré) incarnent particulièrement la problématique karmique en question. Pour l’approcher, nous disposons d’un outil fort utile, les degrés symboliques. Chaque degré du zodiaque est porteur d’une signification symbolique qui éclaire tout positionnement planétaire ou tout cycle qui se produit à ce degré-là. Nous verrons plus loin la signification symbolique de ce cycle.

En transit au niveau collectif, ce cycle apporte des perturbations importantes, dans tous les domaines de la vie politique, sociale et économique. Le chaos semble s’installer sans qu’aucune perspective ne semble se dessiner jusqu’à ce que les nouvelles valeurs dont est porteur le cycle ne s’imposent peu à peu. Au début, seuls les êtres éclairés en sont conscients et ont l’impression de prêcher dans le désert !

Auprès des individus qui sont touchés par les degrés du transit de ces deux planètes, des remises en question profondes sont à l’ordre du jour dans le secteur concerné (en maison et en maîtrise).

Les précédents cycles de Saturne- Pluton sont intervenus en 1914, 1947 et 1982. Examinons-les :

Le cycle Saturne-Pluton de 1914/1915 : 1° à 3° CANCER

En 1914 a débuté un cycle de transformation profonde à travers deux guerres mondiales. Certains historiens considèrent une seule grande Guerre mondiale de 1914 à 1945, ce qui correspond parfaitement à ce cycle de 1914 à 1947.

A l’opposition, en 1931, apparait une grave crise économique et financière qui suscitera la montée des fascismes en Europe, dans la suite de tout ce qui n’a pas été correctement réglé à l’issue de la guerre de 1914/1918, entrainant le monde entier dans la guerre de 1939/45.

Les degrés du Cancer touchés, solsticiaux, au tout début du FC de la croix cardinale, marquent l’apogée d’un certain ordre patriarcal et impérial européen et mondial qui va s’effondrer avec les deux guerres successives pour qu’intervienne dans le Lion (le signe suivant), l’affirmation des droits humains fondamentaux tellement bafoués par les guerres.

Le 1° Cancer marque un changement radical d’obédience pour l’individu qui doit choisir son camp, tandis que le 3° Cancer évoque une mise à l’épreuve de la volonté par des épreuves d’endurance extrême.

C’est bien ce qui s’est passé !

Le cycle Saturne-Pluton de 1947 : 14° LION

Ce cycle qui débute à l’issue des deux grandes guerres porte, dans la Lion, une promesse de libération de l’être qui souhaite se déployer en toute liberté et en créativité individuelle. Cette aspiration se traduira, dans la suite de la création de l’ONU à l’issue de la guerre, par la Déclaration Universelle des Droits Humains (DUDH) adoptée en 1948 par 58 états membres.

Cette conjonction Pluton/Saturne se trouve dans de nombreux thèmes de la génération des baby boomers, nés en 1947. Il leur donne une instabilité et une combattivité, si ce n’est de l’agressivité, à la mesure du défi qui a du être relevé précédemment (depuis l’entrée de Pluton dans le Lion en 1939).

Les années 1947/48 ont vu un vaste mouvement de recomposition des nations et de leurs alliances, suite à la guerre et à la constitution de deux blocs Est-Ouest qui se figent par ce que l’on a appelé la guerre froide, et en même temps les anciennes colonies entament un lent processus de libération. Plusieurs états nés des grands chamboulements de la seconde Guerre mondiale, et du nouvel ordre mondial qui en est issu, ont vu le jour entre 1945 et 1949, et sont plus ou moins marqués par le cycle Pluton/Saturne.

La signification symbolique du 14° Lion marque une « aspiration à se réaliser » et il est question de « laisser l’âme s’exprimer ». L’âme des peuples, plus ou moins opprimée, plus ou moins compressée au niveau territorial, ne va cesser de s’exprimer dans ce cycle, avec maints remous et guerres d’indépendance : en extrême Orient, au Maghreb et en Afrique et au Moyen-Orient qui sera déstabilisé pendant des décennies par l’implantation de l’état d’Israël et l’exode des Palestiniens, avant d’être rattrapé par une lutte d’hégémonie entre les Chiites et les Sunnites.

Les conditions de partition de l’Inde, au moment où le Royaume-Uni lui concède l’indépendance, en août 1947, illustrent à merveille la poussée sauvage et la puissance de ce cycle en Lion, qui, comme dans un accouchement difficile, permet à deux nouvelles nations de voir le jour, pour, tels des frères ennemis, se séparer tout aussitôt dans des violences ethniques et religieuses. L’inde continue son évolution millénaire, tandis que le Pakistan se crée le 15 août 1947. Sa carte du Ciel montre une conjonction Pluton/Saturne à 14° Lion, entourée d’un stellium en Lion, avec Mercure, Vénus et Soleil. Voilà une nation très fixe (6 planètes fixes), belliqueuse avec ses voisins (Uranus/Mars en 3), campée sur une fierté et un orgueil très Lion en 4.

Israël est particulièrement marqué par ce cycle. Le 29 novembre 1947, l’ONU met fin au mandat britannique et se prononce pour la création de l’État juif. Ce plan est refusé par les Arabes de Palestine. Six mois plus tard, le 14 mai 1948, date à laquelle prend fin le mandat britannique, Ben Gourion et les fondateurs d’Israël déclarent l’indépendance de l’État d’Israël. Pour les palestiniens cette date marque la « Nabka », « la catastrophe » : ils doivent en grande majorité prendre l’exode, en laissant leurs terres et leurs biens. Le 29 novembre, la conjonction Pluton/Saturne a 8° d’orbe, tandis que le 14 mai la conjonction n’a que 4° d’orbe, et qu’en même temps la Lune et Mars se trouvent dans le Lion et la maison 10 de l’Etat d’Israël. Ce stellium dans le Lion signe un pouvoir « arrogant et dominateur » comme de Gaulle le qualifiera. Car depuis maintenant plus de 70 ans, et malgré les multiples résolutions de l’ONU qui n’ont pas été respectées par Israël, tous les processus de paix ont échoué.

Ces deux pays, le Pakistan et Israël, vont résonner à chaque moment important du cycle : le début du cycle (soit la conjonction), le premier carré, l’opposition et le dernier carré.La crise de gouvernance actuelle en Israël est typique d’un renouveau exigé par le cycle Saturne-Pluton.

Le cycle Saturne-Pluton de 1982 à 28° BALANCE

Le libéralisme triomphant se mondialise

Portée par Ronald Reagan et Margaret Thatcher la doctrine néolibérale* gagne les démocraties occidentales : l’heure est partout au désengagement de l’Etat censé libérer les individus. Même Mitterrand, fraichement élu en France, revient sur sa politique de la demande et de nationalisation et instaure la rigueur budgétaire.

Dans le monde c’est une année très agitée : la guerre des Malouines éclate entre la Grande Bretagne et l’Argentine, mais surtout le Moyen-Orient n’en finit pas de connaître des violences : Massacre des opposants à Hama en Syrie (par le père de l’actuel président de Syrie !), incursion d’Israël au Liban et massacre du camp de réfugiés de Sabra et Chatila, début de la guerre Iran/Irak.

Tout le fonctionnement rigide du bloc de l’Est est ébranlé par le mouvement Solidarnosc qui a débuté en Pologne en 1981 et mènera progressivement à l’effondrement du bloc de l’Est actualisé par la chute du si symbolique Mur de Berlin en 1989, au périhélie de Pluton et en début de cycle progressiste Uranus/Saturne (voir plus loin).

« Le néolibéralisme est avant tout une idéologie économique, ou en tout cas fondée sur une prétention pseudo-scientifique à la vérité économique » et, plus loin : « les épigones du néolibéralisme confondent le progrès avec la croissance, et l’intérêt général avec les intérêts bancaires ». Comment le néolibéralisme est devenu illibéral, David Bianchini, Le Vent Se Lève, 28 novembre 2019

Ce cycle se développe en 3 périodes :

– 1993 : Le carré croissant à 25° VER-SCO

Ce carré a lieu au moment où débute le grand cycle d’Uranus-Neptune de 172 ans. Bush et Eltsine signent un accord de désarmement, derrière lequel s’engouffre toute une stratégie de conversion de la Russie à l’économie de marché. L’Union européenne se construit à travers le traité de Maastricht selon des critères économiques néolibéraux de concurrence et de rigueur budgétaire qui peu à peu vont faire des ravages auprès des peuples européens.

– 2001/2002 : l’opposition à 13/14° GEM-SAG et 17° GEM-SAG
Ces années sont marquées par les attentats du 11 septembre et le début de la seconde guerre d’Afghanistan. C’est le déclenchement par le président américain George Bush de la guerre contre le terrorisme et de toute une stratégie guerrière qui va déstabiliser tout le Moyen-Orient. En 2002, au moment de la conjonction de la queue du dragon avec Pluton en Sagittaire (et donc de la conjonction de Saturne avec la tête du dragon), s’ébauche toute une stratégie des USA pour faire croire à l’existence des armes de destruction massive en Irak et légitimer l’attaque de l’Irak en 2003 par les Nations-Unies. Bien seule, la France s’opposera à cette stratégie. Dès lors rien ne pourra arrêter la déstabilisation durable de tout le Moyen-Orient.
Héritée des années précédentes, une crise financière éclate dans l’Euro-groupe à travers la dette grecque et enclenche des politiques d’austérité de plus en plus dures à l’égard des pays du Sud. Des Révolutions dites du printemps arabes s’enclenchent, tandis que les puissances occidentales, dont la France aux premières loges, interviennent en Libye et contribuent à déstabiliser durablement tout le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. En mars 2011, la catastrophique guerre en Syrie s’enclenche, tandis qu’un tremblement de terre au Japon entraîne la catastrophe de Fukushima.

Les carrés de Pluton à Uranus commencent à se faire sentir. Si bien que durant toutes les années 2010 monte la conscience du dérèglement climatique et de la catastrophe que fait peser sur la planète la dérégulation de la finance et de l’économie, le pillage des ressources naturelles, l’accroissement des inégalités et la fracture sociale entre les bienheureux de la mondialisation et les oubliés. On en est là au seuil du nouveau cycle dans le Capricorne.

Le cycle de 2020 à 23° CAPRICORNE

La bascule vers un nouveau paradigme plus inclusif ?
Ce cycle commence le 12/01/2020 à 23° capricorne, au carré avant en quelque sorte du précédent cycle de 1982.

Au niveau symbolique, le 23° Capricorne signifie un mouvement d’échange constant entre la société et les individus qui la composent, et une juste considération par la société de chaque individu, aussi bien en cas de réussite que d’échec. Il s’agit vraisemblablement de la recherche d’élaboration d’un contrat social dans lequel aucun individu ne serait floué et chacun trouverait le juste respect et la juste considération. Le mouvement des gilets jaunes en France, les multiples mouvements sociaux qui fleurissent actuellement dans le monde entier (Algérie, Chili, Hong Kong, Irak, Iran, Liban, etc.) se situent dans cet état d’esprit.

Jacques Rancière* constate que « ces formes de la protestation tendent à se ressembler contre des systèmes gouvernementaux différents mais convergents dans leurs efforts pour assurer les profits des privilégiés au détriment de secteurs de la population toujours davantage paupérisés, méprisés ou réprimés ».

Ce nouveau cycle débute alors que Pluton œuvre dans le Capricorne depuis 2007 à détruire ce qui n’est pas conforme à la loi (Saturne maître du Capricorne) notamment au niveau des institutions et des formes de gouvernance et d’organisation de nos sociétés. Le système de démocratie représentative actuel montre ses limites en se mettant au service d’une oligarchie au détriment du plus grand nombre et du principe d’égalité. Jacques Rancière remarque : « Il n’y a pas une façade démocratique sous le masque de laquelle s’exercerait la réalité du pouvoir des classes dominantes. Il y a des institutions représentatives qui sont des instruments directs de ce pouvoir. »

Cette crise de gouvernance ne réside pas non plus dans le risque populiste qui masque tout autre chose comme le remarque également Rancière :

« Le cas de la Commission de Bruxelles et de sa place dans la « Constitution » européenne aurait dû suffire à éclairer les choses. On a là la définition d’une institution représentative supranationale où la notion de représentation est totalement dissociée de toute idée de suffrage populaire. Le traité ne dit même pas par qui ces représentants doivent être choisis. On sait, bien sûr, que ce sont les États qui les désignent mais aussi qu’ils sont en majorité des anciens ou de futurs représentants des banques d’affaires qui dominent le monde. |… / ….| Encore une fois, Trump pourrait difficilement passer pour un représentant des paumés de l’Amérique profonde et Bolsonaro a été immédiatement adoubé par les représentants des milieux financiers. La première tâche est de sortir de la confusion entre démocratie et représentation et de toutes les notions confuses qui en sont dérivées – du genre « démocratie représentative », « populisme », « démocratie illibérale », etc. Les institutions démocratiques ne sont pas à préserver contre le péril « populiste ». Elles sont à créer ou à recréer. Et il est clair que, dans la situation actuelle, elles ne peuvent l’être que comme des contre-institutions, autonomes par rapport aux institutions gouvernementales. »

Au niveau collectif : Il s’agirait donc de créer ou recréer des institutions démocratiques ! Cela passe par une nouvelle perception capricornienne de la gouvernance !

Jacques Rancière, philosophe, dans une Interview à Médiapart du 3 décembre 2019, intitulé : « Défaire les confusions servant l’ordre dominant ».

Au niveau individuel : se libérer des anciennes tutelles

Le Capricorne signe la maturité et l’autonomie de chaque individu dans les différents cercles qui le concernent : le couple, la famille, les groupes ou organisations dans lesquelles il travaille. Le vaste mouvement de libération des femmes des différentes contraintes d’inégalité et de soumissions que le pouvoir, à dominante masculine et patriarcale, exerçait jusqu’alors sur elles dans l’intimité familiale, sexuelle ou dans le travail, est à mettre à l’actif de cette évolution. De même que la recherche d’autonomie de la part de minorités sexuelles, religieuses ou raciales.

C’est un travail considérable, qui travaille chaque individu, qu’il se range du côté des dominants ou des dominés.

Pour mieux comprendre les enjeux

La dernière conjonction Saturne-Pluton dans le Capricorne est intervenue il y a 500 ans en janvier 1518 (à 4°18 du Capricorne, un degré de conquête offensive et guerrière), en pleine effervescence de la Renaissance, au moment du grand schisme religieux lancé par Martin Luther fin octobre 1517, et alors que la conquête du Nouveau Monde par les Européens bat son plein.
Lors du cycle suivant de Pluton il n’y a pas eu de conjonction avec Saturne dans le Capricorne, mais dans le Verseau, en 1786, à l’aube de la Révolution française (à 13°, 14° et 15° Verseau, degrés d’anticipation, de pénétration et de béatitude).
Rappelons que la dernière fois que Pluton a œuvré dans le Capricorne c’était de 1762 à 1779, durant le fameux siècle des Lumières qui a critiqué l’absolutisme et pensé les nouvelles valeurs de gouvernance qui ont émergé à la Révolution. Il œuvrait bien dans le Capricorne à la destruction des formes de gouvernance qui n’étaient plus conformes et à la refondation de valeurs nouvelles qui ont émergé lorsque Pluton est entré dans le Verseau en 1780.

Saturne-Neptune, un cycle de prise de conscience de l’urgence sociale et climatique ?

Nous avons vu dès le début de cet article que les perspectives évolutives sont données par le cycle Saturne-Neptune. Nous sommes actuellement dans le cycle de 1989 débuté à 11° et 12° CAPRICORNE. Ces deux degrés du Capricorne sont assez contradictoires : le 11° nous parle d’une hiérarchie sociale basée sur des valeurs aristocratique, alors que le 12° évoque une aristocratie scientifique, et une conférence qui explore la vie à tous les niveaux, révélant des aspects peu connus, dont le fait que le genre humain est la conscience de la planète. Il est vrai que l’urgence climatique touche en priorité une certaines aristocratie sociale et scientifique et ceux qui ont des problèmes de fin du mois sont moins sensibles à la fin du monde, comme le mouvement des Gilets jaunes en France l’a montré de façon éclatante.

Quoi qu’il en soit, il semble que ce cycle soit lié à la prise de conscience de la crise climatique. En effet :

1. La première conférence internationale sur le climat organisée par l’Organisation Météorologique Mondiale intervient en 1979, au denier carré du cycle précédent.

2. En 1988, à l’aube du nouveau cycle de 1989, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) est créé par deux institutions onusiennes – le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Le premier rapport sort en 1990.

3. En 1997, à l’aube du premier carré Saturne-Neptune de 1998, intervient dans le cadre de la COP 3 le protocole de Kyoto qui est le premier accord international contraignant sur des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il entre en vigueur en 2005, à la veille de l’opposition.

4. En 2007, juste après l’opposition, Le GIEC et Al Gore deviennent prix Nobel de la paix. En même temps couve la crise financière qui éclatera en 2008.

5. Enfin en 2015, 2016, aux derniers carrés, intervient la fameuse COP 21 qui aboutir le 12 décembre 2015 à un accord universel et contraignant*, qui engage à partir de 2020 l’ensemble des pays dans la réduction des gaz à effet de serre, afin de limiter le réchauffement à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Cet accord entre en vigueur le 4 novembre 2016.

La crise financière qui a débuté en 2007, à la Pleine Lune de ce cycle, pour éclater au grand jour en 2008, a permis de voir comment les richesses sont accaparées par quelques-uns au lieu d’être utilisées pour le bien-être de l’ensemble et réparties équitablement au plus grand nombre. Il s’agit peut-être de la première grande crise de disfonctionnement du capitalisme financier, qui pourrait à long terme obliger les états à réguler, et les peuples à considérer d’autres formes de fonctionnement. Le communisme ayant échoué, le système capitaliste qui n’a plus de concurrence s’est emballé et court peut-être bien à sa perte.

Le nouveau cycle Saturne-Neptune débute en 2026 à 1° Bélier. C’est un degré d’émergence de nouvelles formes en fonction d’une nouvelle conscience. L’image symbolique est intéressante : « une naïade sort de l’océan, un dauphin l’embrasse ». Image féminine, et promesse d’amour et de paix entre les humains et les autres règnes de la nature ? Emergence résolue de nouvelles formes plus conformes à cette harmonie nécessaire ?

196 pays sur les 197 que compte l’ONU ont signé ou se sont engagés à signer l’accord de Paris sur le climat, ce qui fait de ce texte le plus largement et le plus rapidement signé de l’histoire de l’humanité.

Le cycle Saturne-Uranus : des perspectives de concrétisation pour 2032

Nous sommes dans le cycle Saturne-Uranus débuté en 1988/89 à 29, 55° à 27, 48° SAGITTAIRE. Il est à remarquer que le démarrage de ce cycle est proche de celui de Saturne-Neptune débuté en 1993. Pour ce cycle Saturne-Uranus la conjonction intervient à la fin du Sagittaire, proche du degré du centre galactique, alors que Saturne-Neptune a démarré dans le Capricorne.

On peut dire alors que les utopies perçues par Neptune, tentent de s’actualiser rapidement, il y a comme une accélération demandée.

La symbolique des degrés de démarrage nous parle de l’admirable nécessité pour les formes humaines de s’harmoniser à l’environnement pour être durables (le 28° Sagittaire – et l’on rejoint en cela les préoccupations environnementales portées par le cycle Saturne-Pluton de 1989-), tandis que le 30° Sagittaire est plus régressif, il nous parle de rendre hommage aux valeurs traditionnelles, à travers l’image d’un pape bénissant ses fidèles.

Notons en 2008 l’élection de Barak Obama qui a ouvert de très grandes espérances sans que les résultats aient été à la hauteur. L’Amérique a depuis fortement régressé, comme effrayée de son audace à avoir mis à sa tête un premier président noir.

Il est à remarquer qu’effectivement des mouvements de pensée très réactionnaires et régressifs ont osé se développer depuis les premiers carrés, au début des années 2000, comme pour finir d’intégrer d’anciennes valeurs qu’on ne veut point encore modifier dans les domaines de la famille, la religion, le clan d’origine. Les communautarismes se sont imposés un peu partout notamment à partir de l’opposition en 2008/2009 dans la Vierge/Poissons.

Les carrés décroissants dans le Taureau/Verseau en 2021 sont beaucoup plus progressistes et marquent une volonté d’aller de l’avant et d’incarner les valeurs du Verseau.Le nouveau cycle de 2032 à 29° Gémeau (degré sabian) devrait nous affranchir du passé (peut-être par « une faillite accablante : 28° Gémeau), pour montrer au 29° Gémeau, une « virtuosité à la hauteur du premier merle du printemps » et à la hauteur de la nature en général. Nous serons peut-être à même d’inventer des procédés nouveaux plus en phase avec la nature ? Acceptons-en l’augure et préparons résolument cela !

En Conclusion

En 2020 débute avec le cycle Saturne-Pluton une séquence d’opportunité pour défaire les formes de gouvernance et de sociabilité qui ne sont plus conformes avec les exigences de libération de l’individu et les valeurs d’équité et de solidarité du nouveau paradigme et pour en construire d’autres plus adaptées. Les perspectives de reconstruction de nouvelles bases se situent dans les 12 prochaines années. Dans 6 ans en 2026, après que Pluton soit entré en Verseau en 2024, ces nouvelles valeurs nous apparaitront très clairement avec le nouveau cycle Saturne-Neptune, et nous aurons 6 ans pour les établir, afin de débuter en 2032, en même temps que le cycle Saturne-Uranus, un nouveau printemps sur Terre.

D’autant que, nous le verrons ultérieurement, à la fin 2020 débute avec le cycle Saturne-Jupiter en Verseau, un grand cycle de 200 ans de conjonctions de ces deux planètes dans des signes d’Air. L’horizon s’ouvrirait-il enfin ?

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Fanchon Pradalier-Roy
Fanchon Pradalier-Roy

Le 08/12/2019.

1 réflexion sur “2020, l’aube d’un nouveau monde”

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